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En 2003, les émissions annuelles de dioxines étaient de 247 g ITEQ contre 1892 g ITEQ il y a dix ans. 50% de ces émissions proviennent de l’incinération des déchets et de la métallurgie.
Emissions de dioxines et furannes dans l’air en France métropolitaine
 
Les incinérateurs AVEC récupération d'énergie sont compris dans la colonne bleu-vert Transformation d'énergie.
Les incinérateurs SANS récupération d'énergie et la métallurgie sont compris dans la colonne Industrie manufacturière.
Le terme « dioxines » est le nom générique d’une famille de 210 molécules complexes (hydrocarbures aromatiques polycycliques), dont les degrés de toxicité sont très divers, contenant du chlore ou du brome : les dioxines chlorées ou bromées.
La formation des dioxines résulte non seulement de l’activité humaine (procédés industriels de combustions dans lesquels on retrouve du chlore comme la métallurgie, le blanchiment de la pâte à papier, l’incinération des déchets, la fabrication des pesticides, herbicides…) mais aussi d’évènements naturels de combustion tels que les éruptions volcaniques ou les feux de forêt. Parmi les autres sources diffuses, on peut aussi citer le transport routier, les feux de débroussaillage et le brûlage de terres agricoles, les feux d’artifice, les barbecues… ou la fumée d’une simple cigarette.
L’exposition humaine aux dioxines s’effectue à près de 95% par l’alimentation, principalement d’origine animale.
L’alimentation constitue la voie principale de contamination de la population générale par les dioxines (à 90 – 95%), les autres voies d’exposition étant les voies respiratoire et cutanée. Les dioxines se fixent sur de très petites particules invisibles à l’œil nu qui vont se disperser dans l’environnement. En retombant, elles se déposent sur les sols, dans les sédiments et à la surface des végétaux. Très solubles dans les graisses et peu dans l’eau, les dioxines se concentrent dans les réserves graisseuses des animaux et des poissons pour se retrouver dans l’assiette du consommateur. On parle de bio-accumulation via la chaîne alimentaire.
L’exposition de la population à ces molécules n’est pas seulement limitée à des épisodes accidentels : elle est chronique, pendant plusieurs mois ou plusieurs années, mais à faibles doses.
En vue de réduire l’exposition humaine aux dioxines, les pouvoirs publics maintiennent non seulement une surveillance continue sur la chaîne alimentaire - la réglementation européenne impose des teneurs maximales en dioxines dans certaines catégories d’aliments (viandes, poissons, lait et produits laitiers, œufs de poule et huiles) - mais imposent aussi des normes de rejets drastiques aux industriels. |