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«La propreté d’une ville est une condition préalable à la santé de ses habitants», rappelle l’Organisation Mondiale de la Santé.
Au 18ème siècle, l’insalubrité des villes et les conditions de vie précaires des habitants étaient à l’origine d’épidémies ravageuses. Peste, choléra, fièvre typhoïde, tuberculose et autres maladies pulmonaires ont décimé la population européenne jusqu’au milieu du 19ème siècle.
Avec la collecte des ordures ménagères, l’assainissement et la désinfection de l’eau potable, la santé de la population s’est considérablement améliorée.
De nos jours, dans certains pays en développement, la gestion des déchets reste sommaire, voire inexistante. Ainsi, l’accumulation des déchets et leur décomposition expose l’homme à des micro-organismes pouvant être à l’origine de maladies parfois graves.
Une étude épidémiologique réalisée en 1979 sur la décharge « sauvage » du Caire a montré un taux de mortalité chez les enfants vivant autour et sur la décharge de 240 / 1000 naissances.
Quelques années plus tard, la décharge ayant été « aménagée », le taux de mortalité infantile est passé à 117 / 1000, restant cependant au dessus de la moyenne nationale de 98 / 1000(1).
Dans les pays industrialisés, la gestion maîtrisée et contrôlée des déchets ménagers a contribué à améliorer la santé des habitants. En diminuant l’exposition des populations aux polluants contenus dans les déchets, certaines maladies sont évitées (infections respiratoires, infections intestinales parasitaires, diarrhées, maladies de peau, allergies …).
De plus, le traitement sécurisé des déchets, par la mise en œuvre de technologies de plus en plus performantes et le contrôle des rejets, permet de réduire les émissions de polluants et de maîtriser les impacts potentiels des unités de traitement sur l’environnement et la santé des populations.
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