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Les mâchefers sont les résidus solides non combustibles de l’incinération. Le développement du recyclage du verre a contribué à diminuer de façon importante la quantité des produits qui ne peuvent pas être brûlés : les mâchefers représentent aujourd’hui environ 25% du poids initial des déchets. Ils sont principalement de nature minérale et composés de silice, d’alumine, de calcaire et de chaux, d’eau, de sels et comportent des traces de métaux lourds. Les analyses ont montré que la proportion de composés imbrûlés organiques était de l’ordre de 3% et les teneurs en dioxines inférieures au « bruit de fond » dans l’environnement.
En France, la valorisation des mâchefers fait l’objet d’une réglementation précise(1). Selon leur composition et après une éventuelle période de maturation, ils peuvent être valorisés en matériaux de construction routière.
La réutilisation des mâchefers en sous-couche routière (soubassement de chaussées notamment) ne peut se faire sans que les éventuels risques liés à leur composition et au transfert dans l’environnement des polluants qu’ils contiennent n’aient été évalués (tests de lixiviation normalisés).
Par précaution, il est interdit de les utiliser pour les remblaiements de chaussées comportant des canalisations métalliques (afin d’éviter les risques de corrosions liés à leur caractère très alcalin) ou pour la réalisation de systèmes drainant, dans les zones inondables et à une distance inférieure à 30 mètres d’un cours d’eau.
Lorsqu’ils ne peuvent pas être valorisés, les mâchefers sont stockés dans un centre de stockage de déchets ménagers et assimilés.
(1) Circulaire du 9 mai 1994
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