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Les lixiviats résultent notamment du passage des eaux de pluie à travers le massif des déchets. Tout au long de ce processus, les eaux se chargent en substances minérales (notamment métaux lourds - voir incinération) et organiques. Les études disponibles montrent que la composition des lixiviats varie très sensiblement d’un centre de stockage à l’autre. Elle est essentiellement déterminée par la nature et l’âge des déchets stockés, le niveau de confinement du massif et les modalités d’exploitation et de post exploitation.
Compte tenu de leur composition, les lixiviats ne peuvent en aucun cas être rejetés directement dans le milieu naturel. Chaque exploitant a l’obligation réglementaire de les collecter, de les traiter et parfois de les recycler. In fine, le traitement des lixiviats permet d’obtenir des eaux propres.
Afin d’éviter la contamination des eaux souterraines ou de surfaces par les lixiviats et ainsi les risques d’exposition des populations à des eaux contaminées, les pouvoirs publics imposent des règles très strictes de captage des lixiviats dès la conception du centre de stockage.
Le confinement des lixiviats est assuré par l’étanchéité du site. La structure multicouches sous jacente est constituée d’une barrière dite passive et d’une barrière dite active :
- la barrière passive est destinée à garantir l’étanchéité des casiers;
- la barrière active, constituée d’une géomembrane et d’une couche de drainage, assure la collecte des lixiviats en vue de leur traitement.
Les dispositions réglementaires applicables aux nouveaux centres de stockage visent à empêcher tout transfert de lixiviats vers les eaux souterraines et de surface. Différents guides techniques sur les barrières et les couvertures d’installations de stockage de déchets viennent compléter ces dispositions réglementaires.
Une étude réalisée par l’InVS(1) met en évidence l’influence positive des évolutions technologiques (mise en place de couvertures et de barrières passives et actives), en particulier relative à la gestion des lixiviats, sur les niveaux de risque.
(1) Institut de Veille Sanitaire : «Stockage des déchets et santé publique» (Sept. 2004)
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