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Les polluants présents ou émis lors du procédé de compostage peuvent être séparés en deux grandes catégories : les agents micro biologiques et les agents physico-chimiques..
Parmi les agents micro biologiques, on distingue principalement 3 groupes :
- les organismes pathogènes, d’origine fécale, présents dans les déchets bruts : bactéries, virus, parasites ;
- les organismes pathogènes ou allergisants se développant durant le compostage ou le stockage du compost : c’est surtout le cas de certaines bactéries (actinomycètes) et des champignons ;
- les toxines et allergènes libérés par les bactéries et les champignons.
La plupart des auteurs s’accordent pour admettre que le compostage, s’il est bien conduit, est un excellent traitement hygiénisant détruisant les micro-organismes pathogènes présents dans le produit de départ.
Concernant les micro-organismes (et leur toxines) se développant au cours du procédé de compostage, l’étude Careps/ ADEME(1) conclue que « assez peu d’études fournissent des données sur les concentrations à distance des usines. Leur interprétation est d’autant plus difficile que les données qui concernent l’exposition habituelle des populations à ce type d’agents pathogènes sont parcellaires et peu nombreuses. Pour les spores de champignons, il existe d’autres sources naturelles dans l’environnement qui rendent difficile l’interprétation des résultats à distance des usines ».
L’analyse de la littérature disponible serait toutefois en faveur d’une absence d’influence des émissions des unités de compostage audelà d’une distance de 150 à 200 mètres.
Les agents physico-chimiques décrits lors du compostages sont :
- Les poussières
- Les composés organiques volatiles (COV)
- Les éléments traces métalliques (ETM) ou métaux lourds.
Pour les poussières émises et les ETM, le rapport FNADE/MEDD(2) précise que la voie d’exposition par retombée de poussières sur les sols est à considérer comme mineure et à écarter en première analyse.
Par ailleurs, les COV retrouvés dans le compost ont deux origines : certains sont d’origine anthropique, d’autres sont synthétisés lors du processus de compostage suite à l’action des microorganismes. Le spectre des COV est alors très large.
Toutefois, une étude anglaise(3) montre que les niveaux de COV mesurés dans l’environnement des sites n’engendreraient pas de menace pour la santé publique.
Au-delà des études présentant le faible niveau de risque de cette filière, les instances nationales françaises recommandent la mise en place d’études complémentaires en vue d’affiner ces résultats. Veolia Propreté, en liaison avec les structures Recherche et Développement de Veolia Environnement, s’est engagé dans un programme d’acquisition de nouvelles données et de leur interprétation.
(1) Etude bibliographique sur l’évaluation des risques liés aux bioaérosols générés par le compostage de déchets. Careps/ADEME. Février 2002
(2) Les risques non micro biologiques associés au compostage des déchets. FNADE/MEDD. Août 2002
(3) Health effects of composting : a study of three composting sites and a review of past data. Wheeler P.A, Stewart I. 2001
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