|
Très stables chimiquement, peu bio-dégradables, les dioxines persistent dans l’environnement et les êtres vivants dans lesquels elles s’accumulent. La demi-vie de ces polluants est d’environ 7 ans dans l’organisme humain.
Depuis plusieurs années, la toxicité chronique des dioxines a fait l’objet d’intenses recherches. Chez l’animal, les risques liés à l’exposition à de faibles doses sur plusieurs mois ou plusieurs années ont été démontrés expérimentalement : effets néfastes sur la reproduction, le développement fœtal, le système immunitaire, la cancérogénèse, le système nerveux et les enzymes hépatiques. Mais les résultats des expérimentations chez l’animal ne sont pas directement extrapolables à l’homme. La toxicité chez l’homme pour une exposition chronique à faible dose est encore un sujet controversé car les études sur ce sujet sont difficiles à mettre en œuvre.
Cependant, certaines études épidémio-logiques (chez l’homme) rapportent une augmentation du nombre de cancers chez les personnes exposées à la dioxine la plus toxique : la 2,3,7,8 TCCD (appelée aussi « dioxine Seveso »), seule dioxine classée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme substance « cancérogène pour l’homme ».
Les faibles augmentations de risques de pathologies, cancéreuses ou non, qui ont pu parfois être mises en évidence pour les populations riveraines d’incinérateurs ancienne génération ne respectant pas les normes actuelles, ne peuvent pas être attribuées de façon certaine aux seules émissions de dioxines par ces incinérateurs.
En effet, dans ces études, il n’est pas possible de distinguer la responsabilité des dioxines par rapport aux autres toxiques émis (les métaux lourds par exemple) ni parfois d’isoler la part de responsabilité des émanations des UIOM par rapport à la pollution ambiante (bruit de fond).
|