|
Le stockage des déchets bruts et des déchets « ultimes » issus des déchets ménagers et assimilés, constitue un maillon indispensable et complémentaire à la gestion des déchets en France (un peu moins de la moitié des déchets ménagers sont enfouis).
Les centres de stockage des déchets ménagers et assimilés (CSD) ont beaucoup évolué au cours de ces vingt dernières années, grâce à une réglementation de plus en plus exigeante, respectueuse de l’environnement et de la santé.
Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS)(1), « en l’état actuel des connaissances scientifiques, la situation générale du risque sanitaire lié au stockage des déchets aujourd’hui en France, n’apparaît pas particulièrement préoccupante pour les sites de stockage des déchets ménagers et assimilés conformes à la réglementation actuelle ».
L’évolution des pratiques de conception, d’exploitation et de suivi des sites(2) a conduit à réduire significativement l’exposition des populations riveraines aux émissions des sites, contrairement à la situation des décharges non contrôlées. En effet, les efforts de ces dernières années ont principalement porté sur :
- la maîtrise des émissions liquides et gazeuses des installations de stockage. La construction des sites sur des terrains géologiquement favorables, l’équipement en système de drainage et la mise en place de dispositifs actifs de captage et de traitement des rejets (lixiviats et biogaz) contribuent à prévenir les transferts de polluants provenant des déchets, et ainsi à réduire les niveaux d’exposition des populations riveraines,
- les conditions d’admissions des déchets ménagers et assimilés sur les centres de stockage afin de réduire la toxicité des rejets des sites. L’interdiction du stockage sur les sites de déchets dangereux des ménages (piles, solvants, peintures, …), fraction la plus polluante des déchets ménagers, a incité les collectivités à la mise en place de collectes sélectives en amont,
- le renforcement du contrôle et de la surveillance des sites tout au long de l’exploitation du centre de stockage et pendant une période de 30 ans minimum, après sa fermeture.
(1) Rapport « Stockage des déchets et santé publique », InVS, mars 2005
(2) Arrêté ministériel sur les installations de stockage des déchets de 1997 modifié en 2001
|