© Photo. ESITC Caen. MC Coubé. -
Veolia Propreté participe à VECOP, projet de recherche appliquée de valorisation des coproduits coquilliers en matériau de construction.
Le projet VECOP (valorisation de coproduits coquilliers marins en éco-pavé drainant), porté par le laboratoire de l’École supérieure d’ingénieur des travaux de la construction de Caen (ESITC Caen), consiste à proposer le recyclage des coquillages "vides" issus de la conchyliculture et de la pêche (coquilles Saint-Jacques, huitres, crépidules, bulots…). Il s’agit de transformer ces coproduits en granulat, matériau de base d’un pavé destiné au revêtement de parking ou trottoirs à faible trafic. Ce pavé urbain éco-conçu favorise par ailleurs l’infiltration des eaux pluviales et, par là même, la reconstitution du cycle naturel de l’eau en milieu urbain.
On le voit, cette initiative de l’ESITC Caen offrira un débouché environnemental satisfaisant aux 234 000 tonnes de coquillages résultant des activités de conchyliculture et de pêche. Les régions Basse-Normandie et Bretagne sont les premières en terme de débarques de produits coquilliers marins ce qui confère un positionnement stratégique sur le plan national. Parmi les variétés visées par ce projet, la crépidule, espèce invasive de mollusque, représente une menace pour les ressources halieutiques et un vrai casse-tête en raison de sa prolifération.
Labélisé par le pôle de compétitivité Mer Bretagne, VECOP rassemble, outre les laboratoires de l’ETSIC Caen et de l’Université de Caen Basse Normandie (UCBN), les industriels SLP, Granvilmer, Point P et Veolia Propreté. Une partie du traitement des coquilles (la maturation et l’inertage ) sera réalisée sur la plateforme de compostage Bio Bessin Énergie, créée par le Syndicat mixte de traitement et de valorisation des déchets ménagers de la région Ouest Calvados (SEROC) et par Veolia Propreté, à Forminy, au sud de Caen.
Doté d’un budget global de près d’un million d’euros, les initiateurs de VECOP espèrent lancer ce nouveau matériau en 2015. Ce projet est cofinancé par l’Union Européenne (FEDER en Basse-Normandie) et par les conseils régionaux de Basse-Normandie et de Bretagne.
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